Le Savoir gérer du nucléaire militaire et ingérer le savoir nucléaire aux civils.

Appuyez sur le champignon
La France et sa grande densité “nucléaire civil” territoriale pourrait se poser des questions pour évaluer l’information objective et pratique de sa population.
La très populaire émission de Julien Lepers représente l’émission qui dure (23 ans?) en matière de vulgarisation du savoir par le biais du Quizz.
LARGE AUDIENCE.Elle est sûrement le jeu télé populaire par excellence, car elle “ratisse” large, pour oser imaginer une émission spéciale sur le sujet du nucléaire. L’ignorance des français en la matière est largement répandue, et ceux-ci peuvent s’inquiéter, lorsque ceux-ci réalisent qu’ils pourraient vivre la situation des Japonais, avec une ‘implantation territoriale plus dense, ici en France.
SERIOUS GAME.C’est peut-être dans une atmosphère générale assez inquiétante par le manque d’informations que le jeu télé peut trouver une application de réelle utilité publique, d’un nouveau genre. L’approche ludique a beaucoup d’intérêt pour aider à assimiler des notions pratiques dans le cadre d’une situation de sécurité. Le
“Serious games” est un concept qui se développe dans la formation, civile et militaire, d’ailleurs.
C’est donc une idée très sérieuse qu’un producteur puisse être inspiré par la situation actuelle et développe un concept télé, qui rallierait beaucoup d’audience. Le succès de “C dans l’air” et la personnalité d’Yves Calvi, qui pose des questions sur l’actualité “brûlante”, est phénoménal, car il parle “un peu” comme Monsieur tout le monde.
Le concept du jeu “serious” est le prolongement “télé réalité” de ce concept.
Le futur rôle de l’émission était prémonitoire puisque les joueurs appuient déjà… Sur un champignon.
LES EXPERTS. La population militaire est entraînée à se protéger du risque nucléaire, et connait les mesures à prendre à tout moment. La préparation confère une attitude sereine et préparée à un risque toujours possible. C’est un risque géré objectivement.
D’ailleurs, l’émission reçoit souvent les Ecoles Militaires, qui répondraient sûrement plus facilement à des questions “nucléaires”.
Face à des civils, ils
atomiseraient le score.
En revanche, la population civile (sauf les communes “nucléaires et chimiques”) fantasme complètement sur les risques, car elle ne dispose d’aucune information objective et pratique.
La règlementation relative à la protection civile mentionne l’obligation de dispenser une telle connaissance, mais en pratique, elle n’est pas appliquée.
[Le système éducatif publique, créé pour "alimenter" bureaux et usines de l'ère industrielle (XIXème siècle) correspond à une fabrication stratifiée planifiée d'un citoyen, qui ne correspond plus à l'époque actuelle, et ne peut correspondre aux nécessité du citoyen contemporain] .C’est un vrai nouvel état d’esprit citoyen, incluant un “package”: Education civique, connaissances du secourisme et procédures citoyennes concernant le risque nucléaire bactériologique et chimique; et ce au niveau national, en plus des zones à risque.
C’est vrai qu’ignorer le risque civil par “faible probabilité” exprimée par les “Experts”, et choisir le chemin facile de réduire à néant la “chose publique” du risque tout en maximisant l’opportunité commercio-nucléaire, en choisissant de s’occuper de vendre à l’étranger, sans affecter un quota financier à l’éducation nucléaire fait la part belle au marché privé.
C’est comme si l’on considérait que la dissuasion nucléaire et sa faible probabilité d’usage, qui marquerait l’échec doctrinal, permettait aux militaires de s’assoir tranquillement sur un risque improbable, et de l’écarter.
CHOSE PUBLIQUE A RISQUE. L’Exécutif ne veut pas affoler la population, et se détourne en temps normal, de cette réalité d’un risque croissant avec le pourcentage d’usage du nucléaire dans la production d’électricité. Et on arrive au marketing nucléaire blanc comme neige. La tournure s’impose à toute la planète, l’Exécutif appelle un chat un chat, et le langage officiel ne pouvait que s’adapter à la réalité.
INNOV’ACTION. Le retour d’
inexpérience de flamme ne peut qu’engager à traiter sérieusement cette éducation civique globale, et on l’on penser à un dispositif:
Un accord implique le CEA, les industries commerciales nucléaires, les Préfets et les Bases de Défense, par exemple. Une configuration possible:
1- L’industrie affecte un % de ses revenus à l’éducation nucléaire,
2-le CEA et les Préfets gèrent le
budget éducatif civil nucléaire chimique,
2- et le répartit vers de nouvelles cellules citoyens-réservistes créées dans les Bases de Défense,
4- qui allouent ce budget pour attribuer des ressources sérieuses et dédiées à cette formation NBC pour la population.
5- Les citoyens s’inscrivent volontairement auprès de ces centres dédiés, et viennent y suivre une formation. Au final le coût est entièrement à la charge de l’industrie nucléaire, la Base de Défense est comptablement neutre.
L’armée est sûrement la mieux préparée à une telle mission, à court-terme, à la condition d’un budget spécifique alloué. Le contexte budgétaire actuel oblige d’une part, et l’Armée jouerait le rôle d’une mission normalement sous l’égide de la protection civile..
En France, on a beaucoup de nucléaire… Mais pas assez d’idées!Il semblerait que les Français expriment plus de peur, disposant de l’arme et de l’énergie nucléaires, que les Japonais qui, eux, ont donc subi le feu nucléaire, militaire et civil.
En contraste avec la France, LE Japon A DEJA APPRIS LE NUCLEAIRE. La peur de la FUSION NUCLEAIRE réside en chaque Japonais, et la jeunesse l’exprime par l’art. Goldorak, un certain Manga, et bien d’autres formes expressives expriment l’inconscient collectif japonais, alimenté par la transmission générationnelle depuis Hiroshima.
Traumatisés par 1945, cette traduction artistique sous-jacente, souvent assez guerrière, exprime un désir et une crainte.
Le désir de croire en le Japon fort (vivant alors la démilitarisation et la présence US) et la peur que cela recommence un jour. L’exportation de cet art expressif n’est pas seulement le “business du dessin animé”.
Aujourd’hui, Fukushima est le réveil de ces 2 thèmes, transmis depuis la génération témoin d’Hiroshima “plus jamais cela, nous sommes fort”. Alors lorsque les Européens qui, à distance, perçoivent un désastre irréparable, à fuir, les Japonais, au contraire, réitèrent ces 2 concepts, en demeurant fort pour dépasser le cataclysme de nouveau prometteur de régénération, et en croyant en un Japon très fort, et la rarissime apparition de l’Empereur ne sont pas ses mots, mais la symbolique qu’il porte de ce Japon éternellement fort.
Le traumatisme nucléaire du passé se fossilise chez les jeunes.
CLIP D’UN GROUPE JAPONAIS CONNU*: TOUHOU – Nuclear fusion.
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* Note de renvoi
Terme japonais : 東方 (Tôhô)
Traduction anglaise : Touhou
Convention française : Touhou (Est, oriental)